05.10.2006

Conseil de minuit

Ce sont nos sentiments honteux que nous devrions aimer au lieu de les assassiner.

11.07.2006

Le retour de la bête

La mort, cette vieille amie, n’est pas là. Et pourtant. Comme un songe, à toujours. Celui qui écrit, celui qui vit… Ce n’est pas un combat, une évidence. Les phrases courtes, quelle ironie pour décrire cette chose qui dure, cette volonté de transcrire, de ne pas abandonner face à l’absurdité, tout en acceptant.

Un sentiment… Un noble sentiment…

Il y a longtemps, sous le soleil méditerranéen, j’accueillais une fille garçon à la longue cicatrice qui n’avait pas vécu, tout comme son hôte. Nous étions une escorte indigne, inexpérimentée, emplie du souffle de la vie. Le premier envol n’est pas celui du cynisme. Les arbres défilaient sous la folle agitation des vitres, une voiture pour un rendez-vous programmé. Une femme manque à l’appel. Ses yeux tuaient. Je n’ai guère de souvenirs, ils sont trop nombreux et puis, aujourd’hui, seul compte le bonheur. Je n’ai rien à expliquer, personne ne le fait. L’honnêteté des dupes, antique soupe rance pour les Machiavels de la petite heure. Le style, la musique, tout dépend. De quoi parlons-nous ? Ce faible pour l’hermétisme, je ne l’ai jamais renié. Tout comme la splendeur inattendue de renaître chaque jour.   

02.06.2006

Concours

Je ne suis doué que pour l'échec...

04.05.2006

L'homme ralenti de J.M. COETZEE

Nous avons des enfants pour apprendre à aimer et à servir. Par le truchement de nos enfants nous devenons les serviteurs du temps.

14.03.2006

Clin d'oeil à ELB

Paris Paris
Si belle et si mondaine
Tes bistrots d’autrefois et ces passants qui s’y arrêtent
Sans moi

Paris Paris
Si cruelle et si lointaine
L’argent comme roi et tous ces pauvres que tu rejettes
Sans moi

Paris Paris
Parfois nouvelle dans ta vieille rengaine
Tes professions de foi et tes ruelles comme des comètes
Sans moi

Paris Paris
Si femelle dans ta longue traîne
Toits et cheminées qui dansent et se répètent
Sans moi

Paris Paris
Irréelle et si vaine
Un cri, une voix et des hommes qui s’en inquiètent
Sans moi

Paris Paris
Odieuse maquerelle pleine de haine
Qui boit et puis qui jette
Sans toi je ne serai jamais moi