<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="/atom.xsl" ?> <feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr"> <title>philoudan</title> <link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://philoudan.blogspirit.com/atom.xml"/> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://philoudan.blogspirit.com/" /> <subtitle>journal de bord</subtitle> <updated>2008-09-08T05:50:42+02:00</updated> <rights>All Rights Reserved blogSpirit</rights> <generator uri="http://www.blogspirit.com/" version="5.0">blogSpirit.com</generator> <id>http://philoudan.blogspirit.com/</id>  <entry> <author> <name>philou</name> <uri>http://philoudan.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Maroc</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://philoudan.blogspirit.com/archive/2008/08/28/maroc.html" />  <id>tag:philoudan.blogspirit.com,2008-08-28:1618162</id> <updated>2008-08-28T22:58:54+02:00</updated> <published>2008-08-28T22:55:00+02:00</published>   <summary> Derrière la vie, la mort et derrière la mort, encore l’amour…   Une...</summary> <content type="html" xml:base="http://philoudan.blogspirit.com/"> &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Derrière la vie, la mort et derrière la mort, encore l’amour…&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Une princesse en papier aux couleurs de feu souriait si familièrement aux paradis perdus qu’elle fut sauvée des tempêtes, des deuils et des naufrages. Un jour, en un souffle de rien, elle disparut sans que personne ne s’en soucie. Nul ne cria à l’Ouest ni à l’Est pour retrouver la femme illuminée.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Quelques siècles plus tard, après quelques guerres meurtrières, son regard fut inscrit au rang des merveilles du monde, pas très loin de ce phare d’Orient englouti en un soir par les furies des flots. Et les hommes, perdus dans leur navire de fortune, se repèrent encore à ses yeux lumineux de déesse assoupie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Petite tendresse au seuil de la porte du millénaire, n’ouvre pas trop vite tes grands yeux doux. Attends, attends encore, attends toujours. Laisse maman te bercer et te chuchoter les mots fous… Laisse la brise caresser tes cheveux, écoute venir la nuit sans crainte. N’écoute pas les guides de mauvaises fortunes, cours dans les ruelles de coton, rebelle à la révolte, blottis-toi contre le ventre maternel et tête le lait frais de l’existence nouvelle. Demain, aventurier, tu partiras à la conquête de l’or, mais aujourd’hui tu sais rêver encore.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Aux dieux perdus, à nos prières oubliées, aux croyances désespérés et au triptyque enchevêtré des anciens temps. Dans une lumière de sagesse, le vieil homme édenté à la canne d’ivoire posa un genou sur le sol déformé. Les dalles vacillantes le soutinrent tant qu’elles le purent. Peu à peu, la pierre remonta sur la chair pourrissante, les os craquèrent, et il fut enfermé pour l’éternité au côté de ses divinités.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;A l’aube, Yassim vient parfois jouer près de cette statue qui n’intéresse plus. Si jeune, si fragile, si beau et pourtant si tentant… &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>philou</name> <uri>http://philoudan.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Je ne suis pas mort, malgré mes efforts</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://philoudan.blogspirit.com/archive/2008/08/28/je-ne-suis-pas-mort-malgre-mes-efforts.html" />  <id>tag:philoudan.blogspirit.com,2008-08-28:1618141</id> <updated>2008-08-28T22:24:45+02:00</updated> <published>2008-08-28T22:20:00+02:00</published>   <summary> Et tous les jours, je suis loin de moi   Oublieux de mes frères en détresse...</summary> <content type="html" xml:base="http://philoudan.blogspirit.com/"> &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Et tous les jours, je suis loin de moi&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Oublieux de mes frères en détresse&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Et loin de moi les prières et les messes&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Ces heures où mon Dieu était mon roi&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Et à chaque minute, j’attends l’inattendu&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>philou</name> <uri>http://philoudan.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Sans cesse lutter pour ne pas sombrer</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://philoudan.blogspirit.com/archive/2008/05/04/sans-cesse-lutter-pour-ne-pas-sombrer.html" />  <id>tag:philoudan.blogspirit.com,2008-05-04:1543642</id> <updated>2008-05-04T21:27:55+02:00</updated> <published>2008-05-04T21:25:00+02:00</published>   <category term="Toutes les notes du Blog" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>  Assis face au fleuve, liquide et désoeuvré, j’attendais… L’eau saumâtre, le...</summary> <content type="html" xml:base="http://philoudan.blogspirit.com/"> &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Assis face au fleuve, liquide et désoeuvré, j’attendais… L’eau saumâtre, le fond invisible et au milieu des flots calmes, un cargo miteux, rouillé jusqu’au squelette, qui glissait comme une souche noire. S’engloutir et au gré des courants, rebondir comme une feuille collée à son destin, plus de goût, plus d’envie, mourir sans raison, mourir sans passion, mourir, mourir et mourir encore…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Et la poupée muette et grimaçante qui n’arrivait même plus à me faire rire, tandis que l’autre pantin montrait son visage fermé, une astuce maternelle peu recommandable. Où donc se cache la douceur de ce monde, les plantes sucrées arrosées par les brises marines, les après-midi d’ivresse tranquille sous un soleil nerveux. J’ai cassé le dernier miroir de la maison, trop méchant, trop vrai, peut-être trop vivant. Il n’y a que le silence et la fin, et puis le clapotis étrange des rives assassines.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Je suis du coton inconscient, une machine déréglée, un tout petit homme sans âme, un poisson qui rejoint sa bulle, un serpent solitaire qui s’étire sur les vaguelettes boueuses. A la honte s’ajoute l’abandon. Dommage, j’ai parfois remué mon corps comme une fête laiteuse, bougé ma tête comme un esthète impatient, secoué mes branches comme un pommier fécond.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;De mon passage, il ne reste que des fruits pourris et l’amère sensation de n’être jamais né.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>philou</name> <uri>http://philoudan.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Extrait</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://philoudan.blogspirit.com/archive/2008/04/10/extrait.html" />  <id>tag:philoudan.blogspirit.com,2008-04-10:1526822</id> <updated>2008-04-10T22:52:58+02:00</updated> <published>2008-04-10T22:20:00+02:00</published>   <category term="Toutes les notes du Blog" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>  Sous une heureuse lumière, près d’une tombe qui ressemblait à mon frère,...</summary> <content type="html" xml:base="http://philoudan.blogspirit.com/"> &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Sous une heureuse lumière, près d’une tombe qui ressemblait à mon frère, devant mes deux fils fiers et amis, mes jambes s’échappèrent… Loin, loin dans mon cœur, j’avais ce rêve qui était mort, cette volonté de trouver les mots justes, les mots qui touchent. Et puis, je ne sais pas, je ne sais plus, j’ai perdu l’envie, tout était noir, triste et incertain. Même l’alcool, mon vieil ami, me fuyait ou pire encore m’enfonçait la tête sous l’eau. Les femmes aussi me fuyaient, tout comme le talent, l’argent, la reconnaissance et cette solitude qui m’écrasait, me faisait pourrir comme une plante trop arrosée. Le cerisier du jardin sortait ses premiers bourgeons et je contemplais mon clavier comme une arme fatiguée, un compagnon de souffrance qui s’était lassé. La même musique, le même refrain, la même lassitude. Et cet orage qui ne venait pas, ce ciel gris et sans fantaisie, cette lumière heureuse mais ennuyeuse… Les attributs sans le talent, la malédiction sans l’argent. Mon cœur affreusement ouvert à toutes les inconnues de passage, ces femmes sans tendresse et ces corps sans mémoire. Et le vent de la révolte&amp;nbsp;! Je n’ai plus ce courage là, je suis si déçu, si déçu que je ne sais plus quel chemin prendre, quel chanson chanter, quel poésie réciter. Oh, mes amis, mes lointains frères, laissez-moi rejoindre la terre et mon frère, le néant et le silence, l’harmonie et la beauté. Non, non, cette vie n’est pas pour moi, avec son hypocrisie, cette drogue qui me noie les veines, cette noirceur qui me sort les tripes à l’air tandis que les rois blasés s’envoient en l’air avec des russes effilées.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;Mais tu sais quoi, mais oui mon bonhomme, toi, tu sais quoi&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;Ah, tu réponds pas… Et d’ailleurs, je préfère… J’étais pas loin de te casser la gueule&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Et ce cul qui se balançait comme dans mon enfance, entre un éléphant et une girafe, un doudou et une comptine depuis longtemps oubliée. La géante aux chaussettes rouges… Il faudrait changer, partir, oublier ou quelque chose comme ça, regarder à la télévision la vie, observer les animaux s’éteindre sous les coups de nos mains impatientes, aboyer comme un esclave moderne, rire, rire parce qu’on ne sait plus quoi faire&amp;nbsp;! Ouais, le cerveau tordu, le foie malade, les tempes suantes, le ventre agressif et s’empiffrer de langoustines au clair de lune en regrettant ses quinze ans et les demoiselles agiles. Gazelles avides de vin et de paroles savantes. Je vomis, je crache et mes hurlements vous dérangent tout comme ce confort abusivement gagné. La maison aux étages, la chambre vide, les chats gourmands et dépressifs, publicité mensongère pour monstre &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;à la double bosse chanceuse. J’ai connu un vieux musicien que les gens ne saluaient plus, un vieux monsieur très respectable qui ressemblait à un clochard talentueux. Il avait même une fille, une nana qui de ses doigts inventait une sensualité étrangère, un mouvement maladroit et fragile. Pauvre homme… A moi, l’ardente terre aux pouvoirs amnésiants.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Et je casse, casse toute cette musique qui ne me plait pas, ces instants à jamais perdus, ces mortelles randonnées où les sidéennes démoniaques inventaient la peste amoureuse. N’être que des fesses en l’air, un trou à combler, une larme… Une émotion qui devant les fascistes sûrs d’eux-mêmes savait les troubler, comme trois notes sur un piano, trois petites notes qui fredonnaient l’amour vrai, l’amour, l’amour… &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>philou</name> <uri>http://philoudan.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Où sont les camps d'aujourd'hui ?</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://philoudan.blogspirit.com/archive/2008/02/05/ou-sont-les-camps-d-aujourd-hui.html" />  <id>tag:philoudan.blogspirit.com,2008-02-05:1479492</id> <updated>2008-02-05T19:32:45+01:00</updated> <published>2008-02-05T19:32:45+01:00</published>   <category term="Toutes les notes du Blog" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>  Chut, tais-toi… Ne vois-tu pas&amp;nbsp;?     Silhouettes noires dans le froid...</summary> <content type="html" xml:base="http://philoudan.blogspirit.com/"> &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Chut, tais-toi… Ne vois-tu pas&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Silhouettes noires dans le froid du Nord.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Chut, tais-toi… Bien sûr que tu ne le vois plus, comment le pourrais-tu&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;A misères anonymes, violences anonymes et morts sans cérémonie.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Chut, tais-toi… Bling, Bling, font tes petites poches pleines tandis que une à une, patiemment, les vitrines s’éteignent.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Il est tard et quelques camions passent de l’autre côté.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Oui, il est vraiment tard pour ces fantômes oubliés.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Chut, tais-toi car qui c’est ce que demain t’amènera&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;A vouloir survivre à tout prix, on finit par se détester.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>philou</name> <uri>http://philoudan.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>BBBOOOUUUHHH</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://philoudan.blogspirit.com/archive/2008/01/17/bbbooouuuhhh.html" />  <id>tag:philoudan.blogspirit.com,2008-01-17:1466170</id> <updated>2008-01-17T22:28:57+01:00</updated> <published>2008-01-17T22:28:57+01:00</published>   <category term="Toutes les notes du Blog" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>  Vous savez, la Vérité, c’est une cour de prison où t’en finis plus de...</summary> <content type="html" xml:base="http://philoudan.blogspirit.com/"> &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Vous savez, la Vérité, c’est une cour de prison où t’en finis plus de tourner en rond, de voir tes copains crever de silence et puis ta femme s’enfuir. Vous savez, la Vérité, ça ne dure qu’un moment parce qu’à force de la dire, on se lasse, on préfère vivre et puis se taire. Moi, quelque part, la Vérité elle m’a tué de nombreuses fois. La première, la meilleure comme on dit, c’est quand les poils ont poussé, que la barbe s’est durcie et que les yeux plissés, j’ai dit comme ça&amp;nbsp;:&amp;nbsp; «&amp;nbsp;Maman, je sors, pousse-toi de là.&amp;nbsp;» L’a pas voulu comprendre alors la gifle, elle est partie toute seule et la route s’est ouverte, énorme et belle, gigantesque et insatiable. Ouais, c’est là que j’ai croisé mes frères, des types qui en avaient gros sur la patate et qui ne s’arrêtaient pas à la cravate. Savaient voir les plaies et les cicatrices, des trucs qu’à l’école, ils font semblants d’ignorer. Ah, les hypocrites, ils ont le jugement sûr, la voix qui tremble pas et les intonations. Alors donc, Ma mère, ce premier soir, je l’ai écrasée contre le mur d’en face. J’étais un géant qui ne redoutait certainement pas la colère de Dieu… Et je suis passé de l’autre côté, aussi facilement qu’une petite fille à travers un miroir. Depuis le voyage se poursuit, avec tant de déceptions que l’on renonce à les compter, avec tant d’appétit, que beaucoup vous abandonnent par peur du ridicule.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ah, mes passions, mes petites chéries, mes corps aimés…&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>philou</name> <uri>http://philoudan.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Complices</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://philoudan.blogspirit.com/archive/2008/01/09/bea.html" />  <id>tag:philoudan.blogspirit.com,2008-01-09:1459377</id> <updated>2008-01-09T10:44:46+01:00</updated> <published>2008-01-09T00:40:00+01:00</published>   <category term="Toutes les notes du Blog" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>  Ce soir là, il était tard depuis très longtemps et la nuit vivait ses...</summary> <content type="html" xml:base="http://philoudan.blogspirit.com/"> &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ce soir là, il était tard depuis très longtemps et la nuit vivait ses dernières obscurités. L’errance qui se renouvelle n’est qu’une mauvaise habitude, une tromperie facile mais ce soir là, quelque chose s’était brisée, quelque chose qui sans doute ne se réparerait pas. Au volant, tandis que l’ivresse tardait à s’envoler, la route défilait à grandes enjambées. Quelques gouttes de sueur sur le front et l’hésitation… Au loin, les vertes collines irlandaises… Des mots apaisés, le silence enfin après toute cette fureur. Mais derrière&amp;nbsp;? Des sourires à jamais mélancoliques et le profond regret de ne plus pouvoir se toucher. Comment vivre sans l’odeur pénétrante d’une maison habitée par des enfants, par les jeux et les pleurs, les contes et les joies. Il existe des gens sérieux, au-delà des mers et des paris enfantins. Devant ceux-là, que dire&amp;nbsp;? Moi, oui moi, j’ai connu les aventures de Sindbad et de Scaramouche, des histoires, ma fille, des histoires… Je n’en suis pas si sûr&amp;nbsp;! Qui pourrait dire&amp;nbsp;? Des prétentieux, ça pullule mais des gamins, c’est plus rare.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; La nuit, elle vous avale et c’est difficile de parler, de parler vraiment, des blessures et des cicatrices. Et à la fois, parfois, on se fait confiance. Et voilà tout… Je ne suis pas avare de mes sourires, ni d’amour. Je fais confiance à la nuit, voilà tout… Ah, tu connais cette chanson de Ferré, «&amp;nbsp;les vieux copains&amp;nbsp;», j’suis pas un gars sérieux. J’suis un de cela, mon Dieu&amp;nbsp;! «&amp;nbsp;les vieux copains, qui mangent à la Sécu et qui ne savent plus où est le quartier latin…&amp;nbsp;» Parfois, on se souvient, les longues marches qui s’achèvent forcément mais vers qui… Il y a des sourires qui ne trompent pas, des phrases qui se terminent par des Camarades, des slogans qui font signes de vie. La résistance commence aujourd’hui, devant toute cette vulgarité et ces hommes qui ne s’accordent plus. Anarchie&amp;nbsp;! &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Alléluia&amp;nbsp;! A Chicago, une mère dans son cercueil attendait ses deux enfants. Ils ne viendront pas si vite. Ils patienteront avec leurs larmes. Et moi, silencieux, qui me souvenais de mon frère que les anges n’ont pas fini de soulever. Les pauvres, ils ne savaient pas… Et ma sœur dont le cœur lâche tandis que je vis à pleins poumons, d’une force dont les autres ne devraient pas m’envier.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Monsieur Daniel, un employé modèle&amp;nbsp;! Et à la fois, si peu, un peu mystérieux, le gaillard, avec son costard de pauvre con, son air de «&amp;nbsp;je sais, je sais&amp;nbsp;» et qui, évidemment, ne sait rien&amp;nbsp;! c’est exactement ça, la vie, un malentendu, ma main grande ouverte qui soulève mes fils, qui leur apprend les dieux, les dinosaures et le chanson française. La mélodie, l’essentiel… L’essentiel tient dans un baiser&amp;nbsp;! Et Dieu que cela&amp;nbsp; coûte cher&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>philou</name> <uri>http://philoudan.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Bonne année 2008, my friends</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://philoudan.blogspirit.com/archive/2008/01/03/bonne-annee-2008-my-friends.html" />  <id>tag:philoudan.blogspirit.com,2008-01-03:1455341</id> <updated>2008-07-31T11:34:49+02:00</updated> <published>2008-01-03T13:20:00+01:00</published>   <category term="Toutes les notes du Blog" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> Un 31 solitaire, c’est sociologiquement révolutionnaire. Ca fait réfléchir...</summary> <content type="html" xml:base="http://philoudan.blogspirit.com/"> Un 31 solitaire, c’est sociologiquement révolutionnaire. Ca fait réfléchir sur les années passées, les amis perdus ou oubliés, ceux avec qui on n’a plus la force de partager quoique ce soit, parce que les déceptions, parce que la vie, parce que plus de mots… Ca me coûte d’articuler, d’inventer des sentiments, de m’imaginer que l’année prochaine, ce sera différent parce que quelques gouttes de vie se seront échappées de mon corps et de mon esprit. Rien de tout ça n’est vrai, bien sûr, tout sera comme avant, le même gâchis, la même déception. Je sais que je suis pas seul à penser comme ça, que c’est juste un hasard malheureux si c’est moi qui écrit, tandis que d’autres se perdent dans les fêtes en redoutant le mal de crâne et l’aspirine du lendemain. J’aime bien d’ailleurs la fête, ça ressemble à l’oubli. Et puis, y’a pas que ça, y’a les rencontres, les filles et les garçons, les parfums qui se mêlent aux sueurs, la civilisation au secours du primitif. Parfois, et il faut bien le reconnaître, c’est pas si triste la vie, c’est juste inutile et trop court, l’insatisfaction permanente… Je partage désormais mes nuits et mes jours avec l’impossibilité de dire ce que je ressens, par peur de blesser ou de me tromper. Les codes sociaux m’écoeurent, sans doute parce que ma jeunesse est derrière et que ma silhouette, grossie par les ans, peine à traverser les portes. Sur le seuil clinquant, j’observe les danseurs, les pas de « un deux trois », les longues robes et les costumes étriqués. La défonce, belle défonce, la merveilleuse blanche, la délicate blanche qui me ramène au temps jadis, sur mon lit d’enfant où durant des heures, j’envoyais une balle contre le mur de ma chambre. Il est si aisé de se perdre dans un semblant de respectabilité. Un sommeil profond n’est que l’aube d’un réveil douloureux. Serais-je en train d’assassiner mon amour ? Que me dicte mon cœur et d’ailleurs, sais-je encore l’écouter ? Faibles battements face au fracas du quotidien.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mon rôle, mon rôle ! Qui peut donc m’expliquer mon rôle ?&lt;br /&gt; Un guide, un guide ! Qui peut donc me guider ? </content> </entry>  <entry> <author> <name>philou</name> <uri>http://philoudan.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>La triste nuit</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://philoudan.blogspirit.com/archive/2007/11/30/la-triste-nuit.html" />  <id>tag:philoudan.blogspirit.com,2007-11-30:1433507</id> <updated>2008-07-31T11:35:09+02:00</updated> <published>2007-11-30T23:35:00+01:00</published>   <category term="Toutes les notes du Blog" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>  Sans âme ni secret, sans trace ni destin, sans amour ni jouissance, sans...</summary> <content type="html" xml:base="http://philoudan.blogspirit.com/"> &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Sans âme ni secret, sans trace ni destin, sans amour ni jouissance, sans dieu ni maître. Les bourgeois dans les rues comme des sapins de noël, mes frères… Les pauvres à boire comme de vulgaires outres, mes frères… La nuit, précieuse et chère tandis que les enfants dorment et que les femmes s’enfuient. Où donc&amp;nbsp;? Plus fort, s’il vous plait, plus fort, je n’entends pas. Ce vacarme familier, cette soif de ne pas se découvrir.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;T’as d’jà vu des gueules brisées, des gamins qui n’attendent plus leur maman, des gamins qui savent, oui qui savent… T’as d’jà vu quoi&amp;nbsp;? Ouais, t’as vu quoi, avec ta bobine de blondin et tes yeux qui se cachent derrière cette mèche si peu rebelle&amp;nbsp;? T’as d’jà vu le fils sans sein maternel, l’enfant perdu dont le regard n’accroche plus que les souffrances, l’enfant qui vit… La vraie vie… L’enfant qui n’attend que tes bras et toi, qui ne les donne pas, qui les réserve pour les tiens. Ton petit amour, dans cette p’tite maison, dans ce p’tit pays où les rêves s’achètent si facilement. Moi, je sais plus, je sais son amour, cette joie, cette peine, ce mensonge que chaque jour il ressert pour les plus chanceux. Et combien de temps tu tiens&amp;nbsp;? Tu sais, toi&amp;nbsp;? Tu sais combien de temps il est possible de tenir avec dans le ventre le vide d’une mère alcoolique, d’un père violent, d’un frère mort, d’une mère folle, d’un père absent, d’une mère morte, de la valse de tous les démunis, de tous ceux qui ne savent rien, rien si ce n’est la vie, la vraie vie… Dehors, je connais dehors… Trop&amp;nbsp;! Il y a la fête de n’être qu’un homme et c’est déjà si beau. Je crache, je crache mais je suis là&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ouais, tu lui as d’jà parlé à ce gamin&amp;nbsp;? L’as quoi de différent, de magnétique de si… représentatif… Moi je crois savoir alors je me tais. Je peux pas le prendre dans mes bras et l’embrasser. Pédophile&amp;nbsp;! Je peux pas lui dire que je suis désolé. Cynique&amp;nbsp;! Je peux rien que l’observer en silence et pourtant, lui, il sait que je l’aime bien, que vraiment je f’rais tout, c'est-à-dire jamais rien. Tant pis pour nous, il repart seul dans sa famille d’accueil, sa nouvelle mère l’embrasse. Ils sont beaux les nouveaux amants, beaux à croire en Dieu.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Et moi, pour seule cathédrale, je n’ai que le regret.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>philou</name> <uri>http://philoudan.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Le silence (4)</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://philoudan.blogspirit.com/archive/2007/11/30/le-silence-4.html" />  <id>tag:philoudan.blogspirit.com,2007-11-30:1433219</id> <updated>2007-11-30T16:06:46+01:00</updated> <published>2007-11-30T15:40:00+01:00</published>   <category term="Le silence" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>   Je ne le vois pas très souvent mais pour lui, c’est déjà trop. Une fois...</summary> <content type="html" xml:base="http://philoudan.blogspirit.com/"> &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Je ne le vois pas très souvent mais pour lui, c’est déjà trop. Une fois par an, il passe la lourde grille d’un pas résigné. A cette époque, les feuilles tapissent les allées d’un jaune fané. Le silence n’en est que plus doux. Les tombes et les noms se succèdent, les vies brisées et les amours envolés. A chacun son destin, à chacun ses larmes. Je ne sais pas grand-chose de celle qu’il vient visiter. C’est un fantôme discret qui coule une éternité paisible. Elle se contente de rares sorties, très tard le soir, pour se baigner de quelques rayons de lune. Elle retrouve alors un peu des couleurs du vivant mais très vite, elle retourne sous terre pour ne pas gêner. Au début, les autres l’invitaient et des fêtes pareilles, en théorie, ça ne se refuse pas. Ils sont cabots, mes chers spectres, quand ils s’y mettent&amp;nbsp;! Enfin… Chacun ses choix, chacun ses raisons… Je suppose qu’un cimetière n’a pas à juger même si parfois, ça me fend le cœur de voir tous ceux qu’on abandonne dès le dernier souffle passé. Lui, en tout cas, est fidèle à leur histoire. Il ne lui amène jamais de fleurs, il va directement jusqu’à elle et durant deux bonnes heures, il se consacre à leurs souvenirs. J’aime l’observer, voir le murmure de ses lèvres prononcer des «&amp;nbsp;je t’aime&amp;nbsp;» et des «&amp;nbsp;je ne t’oublie pas&amp;nbsp;». A la fin, il est épuisé mais pourtant, ses yeux restent secs. Ils ont déjà trop pleuré. J’imagine qu’en tendant l’oreille, il me serait possible d’en savoir davantage. A vrai dire, ce n’est pas si sûr, les faits n’expliquent pas grand-chose et puis, ils se répètent trop souvent pour être d’un quelconque réconfort. Il vient seul, c’est dommage. J’aime voir les enfants courir dans mes bras millénaires. Ils rient et pleurent, eux, dans une même symphonie funèbre. Certains glissent un dessin au pied d’un père trop tôt parti. Ces dessins-là sont colorés, avec des soleils éclatants et des lunes qui rient à pleines dents. La pluie viendra bientôt effacer le petit personnage du bas qu’on avait à peine remarqué. Le vent aussi viendra nourrir l’oubli. La douleur, elle, restera coincée au fond du cœur, dans une cage sans porte ni serrure. Je les connais, ces douleurs. Tous les jours, je les observe et je vois que sans elles, les hommes ne tiendraient pas le coup. Souvent, le froid le chasse bien avant la nuit. Son sang se glace et il remonte le col de son blouson. Il ferme les yeux, respire profondément et il repart tranquille, comme un homme ordinaire. Le jour de sa visite, je suis fleurie comme au printemps mais c’est bien l’automne qui nous protège tous le deux. Durant quelques jours, les feuilles continueront à tomber, jusqu’à ce que les arbres ressemblent enfin à des squelettes. J’aime l’hiver, c’est ma saison préférée.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; </content> </entry>  </feed>