12.11.2008
Le Lac
Hier, je suis monté au lac et j’ai pleuré. Il n’y a plus d’heures heureuses dans le silence assombri et la forêt martyrisée par les grandes machines s’est mariée avec mes larmes orphelines.
J’ai prié et regardé au loin la lune se blottir dans les nuages du soir, la nuit tombe comme une lame dans ces montagnes roussies par l’approche de l’hiver. Demain, le blanc taira les souffrances et les haines pour ne laisser que l’amer regret de l’amour. Il faut pourtant partir et reconstruire à nouveau, devant le cirque majestueux des paysages renouvelés.
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