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14.09.2007
Aliforni
Où est le pourpre ? Et le clair et le sombre ? Et cette voix qui ne se décide pas ?
Ce cerf-volant est si haut, petite ficelle qui ne se casse pas.
Cette musique du dedans qui sifflote en attendant son retour, ce prince qui jadis se fit pauvre pour ne pas mourir.
Il n’est pas toujours bon de voir, parfois le murmure aveugle est préférable.
Alors on marche, on se fatigue et puis sur une pierre, le sommeil vous surprend au bruit d’un ruisseau clair.
Personne ne vous attend, et surtout pas le temps.
Hier, la fin de l’été, les filles qui se déhanchent tandis que l’argent file.
Tendre fumée qui m’envahit.
Là-bas, au son froid des touristes, les tours basses se souviennent de la gloire des guerriers. Des morts et des folies colorent ces remparts antiques.
Où est le velours ? Et la lune et le soleil ? Et cette voix qui à force de se taire n’en finit pas de résonner ?
Petit cerf-volant qui s’éloigne vers les étoiles, il est si tentant de le suivre.
Cet ennemi intime qui sait son heure proche, ce sentiment permanent de ne pas être à sa juste place.
Il ne suffit pas de se couvrir les yeux, il faut tuer toute pensée.
Alors on divague, on déambule et puis, un bar finit bien par vous recueillir.
La solitude, quelle joie et quelle tristesse.
Demain, le début de l’hiver, les filles qui se couvrent et le désir qui se cache.
Douce ivresse qui me berce.
Là-bas, la neige recouvre à mi-mots les monts Sybillins, la maison vide patiente mais d’ici peu, les rires à nouveau la couvriront d’éloges.
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03.09.2007
fugitivement
O vie immobile, tristes jours
Sous les tuiles rouges, s’endort l’amour
Après les danses et les fêtes
Chacun oublie la belle bête
Qui de ses griffes douces et amies
Nous abreuvait du sang ennemi
Quel est donc cet ennui sans âge ?
Ce poison bleu qui rend si sage ?
Au fond du lac, une femme s’envole
Adieu adieu très cher alcool
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