20.02.2007
SM, mon amour...
A genoux, mortelle, devant ton roi nazifié et cette main méchante qui s’invite dans ta chair exposée. La tentation du pire… Dans mon cœur neuf, le spectacle fait sens. Dominer sans jouer, pour blesser et tuer. Cette femme obscure se nourrit de ton plein désir et sous tes coups experts, elle crie ton malheur d’exister. Cette voix si grise ne se taira plus et l’ogre déchaîné dévore à belles dents tes romances passées, ton innocence sacrée. Pauvre enfant en déroute, sans contrôle ni sentiment, si loin des câlins de sa petite maman… Pistolet sur la tempe, tu déambules au long cours au milieu de monstres devenus familiers. Tu prends et tu frappes en attendant ce clic qui ne vient toujours pas. Ta déesse, sous cape, se délecte de cette torture inversée et sous les zébrures du fouet, lentement se dessine une damnation méritée. Je n’attends aucun pardon car je marche désormais avec le souvenir de mon plaisir satanique.
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