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20.02.2007
SM, mon amour...
A genoux, mortelle, devant ton roi nazifié et cette main méchante qui s’invite dans ta chair exposée. La tentation du pire… Dans mon cœur neuf, le spectacle fait sens. Dominer sans jouer, pour blesser et tuer. Cette femme obscure se nourrit de ton plein désir et sous tes coups experts, elle crie ton malheur d’exister. Cette voix si grise ne se taira plus et l’ogre déchaîné dévore à belles dents tes romances passées, ton innocence sacrée. Pauvre enfant en déroute, sans contrôle ni sentiment, si loin des câlins de sa petite maman… Pistolet sur la tempe, tu déambules au long cours au milieu de monstres devenus familiers. Tu prends et tu frappes en attendant ce clic qui ne vient toujours pas. Ta déesse, sous cape, se délecte de cette torture inversée et sous les zébrures du fouet, lentement se dessine une damnation méritée. Je n’attends aucun pardon car je marche désormais avec le souvenir de mon plaisir satanique.
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Commentaires
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j'en ai mal au ventre.
Ecrit par : la petite | 22.02.2007
J'avais décidé de ne pas répondre; j'ai pourtant lu et relu ce texte, impossible à partager, il m'a juste effleurée, comme la sensation prégnante des doigts légers de celui que l'on aime au revers du poignet. J'oublie, je n'oublie pas. J' y reviens donc. A chaque lecture j'y redécouvre, presqu'en colère, la violence inouïe.
Si tu m'étais inconnu...ce texte m'aurait plu dans sa forme littéraire, ce qui n'engage que moi. Mon problème est que nous nous connaissons, bien, mal, de près, de loin...peu importe. Mais je sais ton sourire, tes 2 mains sur le ventre quand tu as bien mangé et tes regards amoureux sur celle qui t 'ACCOMPAGNE... alors ça me suffit pour t'envoyer modestement une bouée à la mer, une petite onde de choc par dessus la vague, le petit bout de ciel apperçu au dessus de l'eau quand on boit la tasse, la bulle d'air qui nous laisse du côté des vivants.
C'est un vers de Baudelaire qui me vient à l'esprit, comme une petite voix ; je te le souffle, tu le connais déja, mais sans doute l'as-tu oublié car il ne s'oublie pas...
Pour toi, que pour toi...et pour vous, pour nous, eux , les autres, elles, ils, tous ceux, celles, qui d'amour, d'amitié, de presque rien, de pas grand chose, sont là. Bois-le.
"Sois sage, ô ma douleur"
Ecrit par : CK | 26.02.2007
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