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27.01.2007

Cicatrices

Le couteau si triste qu’il ne s’est pas levé, cloué au cœur par trop de malheurs et d’années effacées. Il est des blessures qui retiennent le sang, des blessures conservées comme de précieux diamants. Bien sûr, le silence s’impose devant les cris du dedans. Question de décence et désolé pour le dérangement. Mais aux jours humides, la lame se réveille avec ses pelletées de souvenirs et sa cohorte de renoncements. Il n’est pas trop tard pour prier, Dieu n’est que patience. Imprégnés des fantômes aimés, ressurgissent parfois les sourires d’antan, les fêtes passées. Une peau, une odeur, un ventre et cette certitude d’être habité par un autre que soi. L’âme n’est qu’une maison de passage, un prêt bien cher payé. L’attente se fait face contre terre, à jamais replié dans cette maudite impuissance. Les morts, décidément, donnent à la vie ses lettres de noblesse...  

 

Commentaires

Ton texte me touche. Merci.

Ecrit par : CK | 07.02.2007

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