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11.01.2007
Sans titre
Le temps existe, n’est-ce pas ? Celui qui s’accélère, celui qui ralentit au gré de nos petits événements. La tête pleine d’échos et de rêves, de longs couloirs blancs et de tapis volants. Je n’existe pas, ni mon corps ni mon âme. Mais alors, quels sont ces doux frissons qui me gardent éveillé ? Une ruelle squelettique s’enfonce dans mon passé. « Qui va là ? » Surtout se taire et fuir devant cet escalier sombre où la nuit s’ouvre comme un venin mortel. Un mot, un seul et le sort en est jeté, avalé comme une bouchée de viande tendre. Tic Tac, tic tac, le temps existe, n’est pas ? Celui qui roule des mécaniques et celui, plus discret, qui me conduit à la tombe. La même règle, le même destin, la même fin. Ces étranges sauts d’humeur qui un jour me voient vieillard et le lendemain enfant. Sans parler de ce clochard qui jadis s’endormait pour une cuisse blonde sous les porches des bienveillants. A ses pieds, une mare d’incertitudes le noyait lentement et oui décidément, rien ne change, ni les vents, ni les silences, ni ce désir de s’effacer discrètement. Le temps existe, n’est-ce pas ? Et pourtant…
Et pourtant d’un seul geste, l’esclave en devient maître.
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